Ce document de travail propose une exploration approfondie divisée en deux grands domaines disciplinaires : d'une part, les mécanismes fondamentaux de l'analyse linguistique et, d'autre part, le fonctionnement des institutions politiques de la Ve République française. Rédigé par plusieurs contributeurs universitaires, le texte s'adresse aux étudiants désireux de comprendre les structures du langage ainsi que les réalités constitutionnelles et politiques de la France contemporaine.
La première section, élaborée avec la contribution de Jukka Havu, Erkki Ahlström et Kaisa Leino, pose les bases théoriques et pratiques de la science du langage. Le cours retrace brièvement l'évolution historique de la linguistique depuis le XIXe siècle, marquée par le passage d'une perspective comparative et historique à une approche structuraliste, puis universelle et cognitive. Le texte insiste sur la nature non prescriptive de la discipline : le linguiste observe et étudie les faits de langue tels qu'ils se manifestent, qu'ils relèvent du registre formel, familier ou argotique.
Plusieurs notions fondamentales sont ensuite définies et contrastées, telles que la linguistique diachronique et synchronique, générale et particulière, descriptive et prescriptive, ou encore l'opposition saussurienne entre la langue (système abstrait et collectif) et la parole (actualisation concrète). Sont également abordées la distinction entre le signifié et le signifiant, ainsi que les notions d'acquisition et d'apprentissage du langage.
Le document détaille ensuite les différents composants interconnectés d'une langue humaine :
La seconde partie du document, rédigée par Delphine Dulong, analyse le régime politique mis en place par la Constitution du 4 octobre 1958. L'auteure met en lumière l'ambiguïté originelle du régime, qualifié tantôt de semi-présidentiel, tantôt de monarchie républicaine, dont la pratique s'est rapidement affranchie du texte constitutionnel initial sous l'impulsion de la dynamique politique et du fait majoritaire.
Le texte examine en détail les pouvoirs constitutionnels du Président de la République, ses missions en matière de respect de la Constitution, de direction de la diplomatie et des armées, ainsi que l'utilisation de prérogatives majeures telles que le droit de dissolution, le recours au référendum ou les pouvoirs exceptionnels de l'article 16. L'évolution de sa responsabilité politique, renforcée par l'élection au suffrage universel direct depuis 1962, est également mise en perspective avec l'apparition des périodes de cohabitation.
Sont ensuite analysées les relations au sein de l'exécutif, le rôle du Premier ministre, ainsi que le déclin de la fonction délibérative du Parlement face à la rationalisation du parlementarisme et à la domination de l'origine gouvernementale des textes législatifs. Enfin, le document étudie l'évolution et la jurisprudence controversée du Conseil constitutionnel, transformé au fil des décennies d'un simple régulateur institutionnel en une juridiction suprême protectrice des libertés fondamentales, notamment grâce à l'élargissement de sa saisine aux parlementaires en 1974.
Ce support permet d'acquérir des repères méthodologiques et conceptuels précis en sciences du langage et en droit constitutionnel français. En linguistique, l'étudiant peut s'exercer à identifier les phonèmes, à analyser les structures morphologiques et à décortiquer l'architecture syntaxique des phrases complexes à l'aide de tests grammaticaux. En sciences politiques, le document offre une grille de lecture critique sur l'équilibre des pouvoirs entre l'exécutif, le législatif et le juge constitutionnel sous la Ve République.
Pour tirer pleinement profit de ce document lors de révisions ou de travaux dirigés, il est conseillé de s'approprier les définitions formelles des notions linguistiques et de les appliquer à des exemples concrets en français. Concernant la partie institutionnelle, l'analyse des articles de la Constitution cités (comme les articles 5, 16 ou 20) ainsi que la mise en regard de la théorie constitutionnelle avec la pratique politique réelle constituent une méthode efficace de préparation aux examens.
La phonétique étudie de manière empirique les sons concrets produits lors de la parole, tandis que la phonologie analyse les traits pertinents et distinctifs à l'intérieur d'un système abstrait (la langue) en se focalisant sur les distinctions sémantiques.
Les constituants de 1958 ont considérablement affaibli le rôle du Parlement afin d'éviter l'instabilité ministérielle chronique connue sous les IIIe et IVe Républiques, cantonnant le domaine de la loi et renforçant le pouvoir normatif du gouvernement.
Il s'agit de la coexistence politique d'un Président de la République élu sur un programme et d'un Premier ministre s'appuyant sur une majorité parlementaire opposée à celle du chef de l'État.
Quelle notion linguistique désigne l'unité minimale d'une langue humaine ayant une valeur fonctionnelle et distinctive ?
Réponse correcte : Le phonème
Explication : Le phonème est l'unité minimale distinctive permettant de différencier des unités sémantiques dans un système phonologique.
Quel article de la Constitution de 1958 confère au Président de la République les pleins pouvoirs en cas de crise majeure ?
Réponse correcte : L'article 16
Explication : L'article 16 permet au Président de prendre les mesures exigées par les circonstances en cas de crise majeure menaçant les institutions ou le territoire.
Quelle réforme constitutionnelle de 1962 a modifié l'élection du Président de la République ?
Réponse correcte : L'élection au suffrage universel direct
Explication : La réforme de 1962, voulue par le général de Gaulle, institue l'élection du Président au suffrage universel direct, renforçant considérablement sa légitimité.