Régula° des hormones mâles

La régulation du taux des hormones sexuelles mâles. L'hypophyse commande le .... Les sécrétions ovariennes varient au cours du cycle sexuel. - en phase ...

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LA REGULATION DU TAUX DES HORMONES MALES Chez l'homme, le testicule assure une double fonction :
- la spermatogénèse = production de spermatozoïdes au niveau des tubes
séminifères
- la sécrétion d'une hormone stéroïde : TESTOSTERONE par les cellules
interstitielles (= cellules de Leydig)
Rappel : une hormone est une molécule déversée dans le sang par une glande
endocrine et qui agit sur des organes possédant les récepteurs spécifiques
correspondants. Son effet est plus lent mais plus durable que l'action
nerveuse.
? Rôles de la testostérone :
- responsable du développement des organes génitaux et de
l'apparition des caractères sexuels secondaires lors de la puberté
- indispensable à la spermatogénèse
- indispensable au maintien des caractères sexuels
(cf exercice 1) Rem 1 : la testostérone est une hormone stéroïde, elle a donc une action
intracellulaire (cf schéma « mode d'action des hormones stéroïdes ») Rem 2 : sa sécrétion se fait à taux globalement constant :
- faible chez le sujet impubère
- en augmentation importante lors de la puberté (fin du développement de
l'appareil génital qui devient fonctionnel)
- constante chez l'adulte et ceci toute sa vie
? sécrétion sous forme de pulses (= sécrétion intense séparée par de
longs intervalles où la sécrétion est interrompue) : ainsi la concentration
sanguine de testostérone fluctue autour d'une valeur sensiblement constante
(augmentation après un pulse, diminution au fur et à mesure de la
disparition de l'hormone) La régulation du taux des hormones sexuelles mâles L'hypophyse commande le testicule (cf exercice 2 du TD) Revoir le document représentant la localisation et l'anatomie du complexe
hypothalamo-hypophysaire du TD. Le fonctionnement du testicule est stimulé par deux hormones hypophysaires
: les gonadostimulines (glycoprotéines de composition voisine)
- LH (= Hormone Lutéinisante) : stimule les cellules de Leydig et donc la
production de testostérone
- FSH (= Hormone Folliculo-Stimulante) : active indirectement la
spermatogénèse : elle stimule, par l'intermédiaire des cellules de Sertoli,
les cellules germinales, en les rendant réceptives à la testostérone
? LH et FSH sont donc nécessaires à un déroulement normal de la
spermatogénèse La sécrétion des gonadostimulines est pulsatile (cf graphes TD)
? chaque pulse de LH déclenche un pulse de testostérone La concentration sanguine de ces différentes hormones varie donc
périodiquement. Faire un schéma de synthèse L'hypothalamus contrôle l'hypophyse (cf exercice 2 du TD) Les sécrétions hypophysaires sont elles-mêmes stimulées par une
neurohormone produite par des groupes de neurones de l'hypothalamus : il
s'agit de la GnRH qui est déversée dans le sang des capillaires de la tige
hypophysaire de façon pulsatile : elle déclenche alors les pulses de FSH et
de LH (cf graphes TD). La sécrétion de la GnRH par l'hypothalamus est contrôlée par des
neurotransmetteurs excitateurs ou inhibiteurs provenant de neurones pré-
synaptiques issus de nombreuses régions de l'encéphale. Compléter le schéma de synthèse Le contrôle du complexe hypothalamo-hypophysaire : l'importance du
rétrocontrôle Les gonades (testicules) sont stimulées par des hormones provenant de
l'hypophyse (FSH et LH), cette glande est elle-même dépendante de
l'hypothalamus. Le complexe de commande hypothalamo-hypophysaire doit donc
être informé en permanence des variations du taux sanguin de testostérone
par rapport à la valeur consigne pour pouvoir modifier son fonctionnement
en conséquence. (cf exercice 3) Le testicule exerce un effet modérateur sur le système de commande
hypothalamo-hypophysaire : il s'agit d'un rétrocontrôle négatif qui assure
une stabilité des productions hormonales.
Une perturbation est donc automatiquement corrigée :
- s'il y a une augmentation du taux sanguin de testostérone, le
rétrocontrôle négatif sur le complexe hypothalamo-hypophysaire est
important d'où la diminution de la sécrétion des gonadostimulines ce qui
entraîne une moindre sécrétion de testostérone par les testicules
(cellules de Leydig) et donc un retour à la normale du taux sanguin de
testostérone
- s'il y a une diminution du taux sanguin de testostérone, le
rétrocontrôle négatif sur le complexe hypothalamo-hypophysaire est faible
d'où la sécrétion importante des gonadostimulines ce qui entraîne une
stimulation des testicules (cellules de Leydig) et une augmentation de la
sécrétion de testostérone et donc un retour à la normale du taux sanguin de
testostérone
Schéma de synthèse à compléter LA REGULATION DU TAUX DES HORMONES FEMELLES Le fonctionnement cyclique de l'appareil génital Chez la femme, on observe une activité sexuelle typiquement cyclique
contrairement à l'homme. C'est l'apparition périodique des règles qui est
la manifestation la plus évidente de l'existence d'un cycle sexuel, d'où le
nom de cycle menstruel donné au cycle sexuel féminin.
Ce cycle sexuel est marqué par l'ovulation ou expulsion du gamète femelle
par l'ovaire. Modifications observées lors du cycle sexuel chez la femme :
- modification des follicules ovariens
- modification de la muqueuse utérine
- modification de la glaire cervicale
- modification de la muqueuse vaginale Le cycle ovarien Le cycle ovarien débute à la puberté et se termine à la ménopause.
Les règles marquent le début de chaque cycle ovarien.
Rem : Sur une coupe d'ovaire, présence de follicules cavitaires dont
l'évolution qui était bloquée depuis la vie f?tale reprend son
développement depuis quelques cycles. Deux phases composent le cycle ovarien : - la phase folliculaire :
? correspond à l'achèvement de la croissance de l'un des
follicules
? débute au premier jour des règles et se termine par l'ovulation
durée variable : 12 à 17 jours - la phase lutéale :
? correspond au développement et à l'activité du corps jaune formé à
partir du follicule éclaté
? débute après l'ovulation jusqu'aux règles suivantes
durée constante : 14 jours Le cycle des voies génitales (Cf Structure de l'appareil génital) Nombreuses transformations des voies génitales au cours du cycle BUT : au moment de l'ovulation, l'organisme de la femelle est donc prêt
pour la fécondation et pour une gestation ultérieure
rem : cette préparation se renouvèle à chaque cycle. - la muqueuse utérine = endomètre :
Elle subit une série de transformations au cours du cycle :
Progressivement au cours du cycle la muqueuse utérine s'épaissit grâce à
l'apparition de glandes en tube qui se ramifient et au développement de la
vascularisation : l'ensemble atteint son développement maximal quelques
jours après l'ovulation où la muqueuse a alors un aspect de « dentelle
endométriale ».
Cet aspect permettra la nidation (= implantation de l'embryon dans la
muqueuse utérine) s'il y a fécondation au préalable . La gestation débute
alors.
En l'absence de nidation, la structure de l'endomètre se délabre : ce sont
les règles et le début d'un nouveau cycle utérin. - la glaire cervicale : mucus sécrété par la région du col utérin et
obstruant l'orifice du col
Elle subit également une série de transformations au cours du
cycle :
- hors période ovulatoire : maillage des fibres protéiques
constituant la glaire serré
- en période ovulatoire : maillage lâche permettant le passage
des spermatozoïdes du vagin vers la cavité utérine - la muqueuse vaginale :
Elle subit également une série de transformations au cours du cycle. Le déterminisme hormonal des cycles sexuels La production cyclique des hormones ovariennes Les modifications cycliques des voies génitales sont liées à l'activité
endocrine des ovaires
? elles s'interrompent en cas de castration bilatérale
? elles sont rétablies par des injections convenables d'hormones ou
d'extraits ovariens ? L'ovaire produit deux types d'hormones (hormones stéroïdes) :
- - les OESTROGENES dont l'oestradiol qui a l'activité biologique la plus
importante
? l' augmentation de sa concentration sanguine déclenche la puberté
? il est responsable du développement des caractères sexuels
secondaires - - la PROGESTERONE
? elle n'est produite qu'après la puberté
? hormone de la grossesse Rem : En cas de grossesse, la concentration sanguine des hormones
ovariennes reste à un taux élevé pendant toute la gestation
? Les sécrétions ovariennes varient au cours du cycle sexuel - en phase folliculaire :
? augmentation progressive de la concentration sanguine des
?strogènes dans un premier temps, puis pic en fin de phase
? production des ?strogènes par la thèque interne et la granulosa
des follicules ovariens - en phase lutéale :
? sécrétion importante de progestérone par le corps jaune
? parallèlement la production d'?strogènes se poursuit
maintient du taux de ces deux hormones à une concentration assez
élevée En fin de cycle, s'il n'y a pas de fécondation
? la chute des concentrations de ces deux hormones (due à la régression du
corps jaune) entraîne les règles Le fonctionnement cyclique du complexe hypothalamo-hypophysaire L'hypophyse commande l'ovaire Le fonctionnement ovarien est stimulé par deux hormones hypophysaires : les
gonadostimulines (glycoprotéines de composition voisine) - FSH = Hormone Folliculo-Stimulante :
- intervient dans la maturation des follicules
- commande la sécrétion des ?strogènes - LH = Hormone Lutéinisante :
- déclenche l'ovulation
- provoque la transformation du follicule éclaté en corps jaune La sécrétion des gonadostimulines est pulsatile comme chez l
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