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La méthode AMDEC (Analyse des Modes de Défaillance, de leurs Effets et de .... Les AMDEC en cours concernant les véhicules MAFI, les tables de transfert et ...

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LES OUTILS DE LA QUALITÉ.
LES DIFFÉRENTS OUTILS DE LA QUALITÉ.
Au fil des années des outils ont été développés pour mettre en ?uvre
les concepts Qualité énoncés au chapitre précédent ces outils sont très
variés et la prétention de ce chapitre n'est pas de les aborder tous.
Ces outils peuvent être classés en trois catégories :
Les outils techniques :
- Les outils de collection de données.
- Les outils de présentation de données: histogramme, diagramme des
boites.
- Les outils de stratification des données, bases de données
relationnelles, outils de traçabilité.
- Les outils d'analyse statistique.
- Les outils de contrôle par échantillonnage.
- Les outils de Maîtrise Statistique des Procédés (MSP), cartes de
contrôle.
- Les outils de prévision de la fiabilité.
- Les plans d'expériences réduits (TAGUCHI).
Les outils de management :
- Le Q.Q.O.Q.C.P.
- Le diagramme de causes à effet (ISHIKAWA)
- Le diagramme de PARETO.
- Le Coût de la Qualité (COQ).
- L'analyse fonctionnelle.
- L'analyse de la valeur.
- L'Analyse des Modes de Défaillance et de leur Criticité (AMDEC).
- Les cercles de Qualité.
- Les groupes d'amélioration de la Qualité.
- Le diagramme des affinités.
- Le diagramme des relations.
- Le flugramme.
- Le diagramme PERT.
- Le Quality Function Deployment.
Les outils administratifs :
- Les normes ISO 9000.
- Le manuel Qualité.
- Les plans d'assurance Qualité.
- Les procédures d'organisation.
- Les indicateurs Qualité.
- Les spécifications de procédé.
- La documentation des actions correctives.
- Les procédures d'analyse des retours clients.
L'HISTOGRAMME.
Figure 3.01.
L'histogramme qui a été abordé dans le cours de Conception
d'expérimentations permet de représenter sur un graphique lisible un jeu de
données ayant une dispersion. Il permet de se faire une idée précise de la
distribution de la variable représentée.
LE RELEVÉ DE DONNÉES.
Toute résolution scientifique d'un problème suppose d'effectuer des
mesures et de collecter des données et de les rassembler sur un relevé. La
forme que peut prendre un relevé de données dépend du but recherché :
- Connaître la distribution des caractéristiques.
- Trouver des pièces défectueuses.
- Localiser des défauts sur des pièces.
- Trouver les causes des défauts.
LA STATIFICATION DES DONNÉES, LA TRACABILITÉ.
D'un point de vue mathématique, une analyse fine des données implique
qu'un certain nombre d'informations soient affectées à chaque donnée
numérique. Par exemple si la donnée est le rendement journalier dans un
atelier de fabrication, il faut lui affecter la date, le numéro de machine,
le numéro de lot de pièces détachées, le nom de l'opérateur, etc. Cette
opération se nomme la stratification des données. Elle doit absolument être
prévue sur la feuille de relevé. Cette stratification permettra de faire
des corrélations entre les différentes données relevées pour pointer vers
la cause du problème analysé. Par exemple si un atelier a plusieurs
machines et que l'une d'elle est la cause du problème une analyse des
données par machine mettra le problème en évidence. De même si le lot
matière utilisé est rentré dans la base de donnée il sera possible de le
mettre en cause un lot matière donné en cas de problème ayant la matière
pour cause.
La stratification des données permet d'assurer la «traçabilité» des
produits dans la ligne de fabrication et chez le client.
Il existe deux types de traçabilité.
La traçabilité amont qui permet à partir d'une pièce défectueuse chez
un client de retrouver le lot de fabrication et les données enregistrées
sur ce lot. Ce type de traçabilité permet éventuellement de remonter à la
cause d'un problème rencontré en clientèle.
La traçabilité aval qui permet à partir d'un lot donné de retrouver
tous les clients ayant en leur possession des pièces de ce lot. Ce type de
traçabilité beaucoup plus coûteuse que la précédente permet de faire
revenir de clientèle l'ensemble des pièces d'un lot trouvé défectueux.
LE DIAGRAMME DE CAUSES A EFFET.
Figure 3.02
Cet outil est un support qui permet à un groupe d'analyser un problème.
L'effet est le problème que l'on cherche à résoudre. On commence par
identifier les toutes les causes possibles du problème en utilisant les 5M,
Milieu, Matière, Matériel, Main d'?uvre et Méthode comme représenté sur le
graphique ci-dessus. Si les 5M ne sont pas adaptés au problème traité on
peut choisir d'autres catégories de causes. Les causes sont ensuite
classées par ordre d'importance décroissante en utilisant le diagramme de
PARETO. On décide alors d'un plan d'action pour agir sur les causes afin de
résoudre le problème.
LE DIAGRAMME DE PARETO.
Principe de Pareto.
En observant la performance d'un groupe de personnes ou d'objets, on
constate souvent qu'un petit nombre (vital few) présente une grande
importance économique alors qu'un grand nombre (trivial many) présente une
faible importance. Par exemple, il est assez fréquent que 20 pour cent des
clients d'une entreprise comptent pour 80 pour cent du chiffre d'affaires
ou plus.
Ce principe est intéressant pour l'étude des problèmes liés à la
qualité car la plus grande partie du coût de la non qualité d'une
entreprise est habituellement la conséquence d'un petit nombre de causes
spéciales. Par exemple on peut constater grâce à la stratification des
données que la majorité des défauts dans un atelier proviennent seulement
de quelques machines.
Le diagramme de Pareto est une présentation des donnés dont le but est
d'aider un groupe de travail à fixer les problèmes à traiter en priorité.
Les classes d'objets à étudier (produits, caractéristiques, événements,
etc.) sont indiquées le long d'un axe vertical. On les range par ordre
d'importance décroissante, la plus forte étant placée à la partie
supérieure. L'axe horizontal est gradué en amplitude (comme par exemple un
pourcentage de pièces défectueuses, un taux de défauts, etc.). La
présentation graphique facilite beaucoup l'adhésion des personnes
impliquées dans le problème car elle leur montre clairement qu'il faut
s'intéresser d'abord à la classe supérieure, celle des vital few.
Figure : 3.03
LE Q.Q.O.Q.C.P.
Cet outil est utilisé pour définir un problème en groupe et tenter de
mieux le cerner ses causes principales. Il consiste à répondre aux 6
questions suivantes :
- Quoi (objets, action, phase, opération)?
- Qui (est concerné, acteur, responsable)?
- Où (lieu, distance, étape)?
- Quand (moment, planning, durée, fréquence)?
- Comment (matériel, équipement, moyens nécessaires, manières,
modalités, procédures...) ?
- Pourquoi (réaliser telle action, respecter telle procédure...)?
et pour chaque question se demander Combien?
LES 5 «S».
Un travail efficace et de qualité nécessite un environnement propre, de
la sécurité, et de la rigueur. Les 5 «S» permettent de construire un
environnement de travail fonctionnel, régi par des règles simples, précises
et efficaces.
Comme tous les autres outils Qualité cet outil est principalement un
outil de management.
Cette méthode doit son nom aux 5 mots japonais qui résument son
principe. Ils sont décrits dans le tableau suivant.
| |Traduction |Traduction "utile" |
| |littérale | |
|Seiri |Ranger |Supprimer l'inutile|
|Seiton |Ordre, arrangement |Situer les choses |
|Seiso |Nettoyage |Scintiller |
|Seiketsu |Propre, net |Standardiser |
|Shitsuke |Education |Suivi |
LE COÙT DE LA QUALITÉ.
Il parfois appelé «Coût de la non qualité»
C'est une méthode comptable qui vise à réunir sur une même ligne tous
les coûts liés à la qualité pour l'ensemble de l'entreprise ou pour un
produit donné. Son but est de faire la balance entre les coûts de
prévention, de détection et de réparation des défauts. Il permet ainsi de
mesurer l'efficacité de la politique de qualité. L'application d'une
politique de qualité fait en général baisser à moyen terme le coût de la
qualité.
Les éléments de ce coût sont les suivants :
Coût de la prévention : Planification des inspections, Programmes de
qualification, programmes de formation qualité, dépenses du département
qualité.
Coût de la détection : Inspection entrante, Inspection en cours de
fabrication, Inspection finale, Métrologie et maintenance, Audits qualité.
Coût des défaillances internes : Rebuts, Réparation en production,
Réparation des produits achetés, Actions correctives.
Coût des défaillances externes : Dépenses de garantie, Dépenses post-
garantie, Assistance du client.
Un exemple de variation ce ces coûts en fonction du temps est
représenté sur la figure page suivante. Ce graphique montre que
l'augmentation initial des coûts engendrée par les actions de prévention
finit par être compensée par les économies réalisées par la réduction des
défaillances.
Figure 3.04
L'ANALYSE FONCTIONNELLE.
Le but de l'analyse fonctionnelle est de traduire le besoin de
l'utilisateur en terme de fonction à remplir par le produit. Elle le
dématérialise pour le traduire en terme de fonc
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